14/04/2011

Coup de projecteur sur la conférence « Pack Design » du 31/03 – partie I

Coup de projecteur sur la conférence « Pack Design » du 31/03 – partie I


Lors de mon dernier passage en Poitou-Charentes, j’ai pu assister à une conférence organisé par l’Institut National du Design Packaging (INDP) à Poitiers. Plusieurs sujets intéressants ont été présentés et je vais essayer de vous en parler à travers 3 articles à venir.

L’ouverture de la journée a tout d’abord été orchestrée par Fabrice PELTIER, un designer très connu dans le métier et président de l’INDP. Vous avez peut être vu ses arbres en bouteilles plastiques lors de Noël dernier à Paris ou au salon de l’emballage.

Sa conférence nous parlait du « packaging, média graphique non dématérialisable ». Pour lui le packaging est avant tout visuel car cela représente la majorité de notre perception. C’est pourquoi les marques cherchent à avoir des formes et des couleurs bien spécifiques. Pour illustrer cette idée, nous pouvons prendre l’exemple de Coca et Fructis. Le premier à comme logo sa bouteille en verre atypique, alors qu’elle ne représente que 7% de ses ventes. Le second à comme couleur identitaire le vert pomme. Quelque soit l’étendue de la gamme, les codes des marques restent les mêmes pour que le consommateur identifie son produit rapidement.
Attention toutefois à bien choisir ses couleurs ! Elles doivent permettre à un produit de ressortir de la masse uniforme mais ne pas être perdues dans la multitude d’un supermarché.

Le deuxième point abordé par Fabrice PELTIER fut que le packaging devait communiquer de l’émotion et transmettre une information. Pour transmettre ce sentiment, les marques s’inventent, par exemple, une histoire. Nous pouvons prendre comme cas significatif la marque Quézac qui s’est construit autour de légendes locales.
Le fait de consommer doit être synonyme de plaisir, de joie et de bien être. C’est pourquoi les campagnes publicitaires mettent en scène par exemple des enfants ayant le sourire en consommant le produit cité.

Le packaging vendeur ne coûte pas plus cher qu’un autre, il faut juste veillez à respecter certains points lors de la conception :
  • Simplifier le message
  • Amplifier les sensations
  • Raconter une histoire
  • Rendre service à son utilisateur
  • Faciliter l’usage

Le packaging doit donc séduire mais aussi être vertueux.







During my last visit in Poitou-Charentes, I attended a conference organized by the National Institute of Packaging Design (INDP) in Poitiers. Several interesting topics were presented and I'll try to talk about them.

The opening of the first day was orchestrated by Fabrice Peltier, a designer well known in the art and chairman of the INDP. You may have seen the trees in plastic bottles during last Christmas in Paris or in the international exhibition of packaging
His conference was talking about the "packaging, graphic media not dematerialized." For him the visual packaging is essential because it represents the majority of our perception. That’s why brands seek to have shapes and colors very specific. To illustrate this idea, we can take the example of Coca-Cola and Fructis. The first logo as its  glass bottle, who represents only 7% of its sales. The identity of Fructis is the green color. Whatever the extent of the range, the codes are the same that the consumer identifies the product quickly.Caution, however, choosing the right colors! They must allow a product out of uniform mass, but they are not lost in the multitude of a supermarket.

The second point raised by Fabrice PELTIER was that the packaging had to communicate emotion and transmit information. To convey that sense, the marks are invented, for example, a story. We can make a significant case Quézac brand that was built around local legends.

Consuming should be about fun, joy and wellbeing. That is why advertising campaigns portray such children with a smile by consuming the product quoted.
Packaging seller doesn’t cost more than another, you just make sure to respect certain points in the design:
• Simplify the message
• Amplify the feelings
• Telling a story
• Making service to its user
• Facilitating the use

The packaging has to seduce but also be green.



12/04/2011

Le développement durable et l’éco-conception des emballages

Le Conseil national de l’emballage (CNE) est une association qui a pour but de favoriser le meilleur usage de l’emballage des biens de consommation, de la production à l’utilisation finale. Dans cette optique j’ai assisté à une conférence de Bruno SIRI, délégué général du CNE.

Le développement durable est aujourd’hui un enjeu de fond pour anticiper les défis de la planète. Avec le développement des pays émergents ces challenges sont primordiaux et l’emballage à sont rôle à jouer.
Pour les néophytes du packaging, l’emballage à 8 fonctions essentielles : protéger, informer, faciliter l’usage, regrouper, transporter/stocker, être visible, industrialisable et intégrer le développement durable.
Aujourd’hui des grands groupes de distributeurs du type Carrefour ou Tesco ont déjà mis en place un étiquetage carbone pour informer le consommateur. Beaucoup des directives prisent sont d’ailleurs prévues par le Grenelle 2 de l’environnement, sous l’impulsion de l’ADEME, ou de la directive européenne 94/62/CE.
Les grandes marques ont aussi réduits leurs déchets à la source. C’est le cas de DANONE qui, par exemple, à réduit ou supprimer son cavalier carton sur la gamme Activia. Il y a aussi les marques de lessive qui ont baissé de 53,1% la masse de leur emballage en proposant de la lessive concentrée. Selon le CNE, les entreprises faisant partie de leur réseau ont comme cela économisé 75000 tonnes de matériaux d’emballages et réduit leur volume de transport d’environ 5000 camions/an.
On ne peut malgré tout pas supprimé totalement les emballages. D’une part pour garantir la sécurité, l’information au consommateur (traçabilité, perte produit) et d’autre part pour l’acceptabilité du consommateur. Cette dernière est primordial car si un packaging ne fait pas vendre, il sera retiré du marché, quelque soit sa vertuosité.  L’acceptabilité de l’emballage pour le produit, pour le consommateur, pour l’utilisateur est un critère inscrit dans la directive européenne 94/62, caractérise une réalité d’usage et peut s’objectiver.


Sustainable development and eco-packaging design



The National Council of the packaging (CNE) is an association that seeks to promote the best use of the packaging of consumer goods, from production to final use. In this context I attended a conference SIRI Bruno, managing director of the CNE.



Sustainable development is a crucial background to anticipate the challenges facing the planet. With the development of these emerging challenges and packaging are paramount role is to it.

For neophytes packaging, packaging in 8 core functions: to protect, inform and facilitate the use, consolidate, transport / storage, be visible, industrialize and integrate sustainable development.

Today, large dealer groups or the type Carrefour Tesco have already implemented a carbon labeling to inform consumers. Many of the guidelines snuff are also provided by the Environmental Grenelle 2, led by ADEME, or the European Directive 94/62/EC.

The major brands have also reduced their waste at source. DANONE is the case that, for example, to reduce or remove the header card on the Activia range. There are also brands of washing powder which fell from 53.1% the weight of their packaging by offering concentrated laundry. According to the CNE, the companies forming part of their network as it has saved 75,000 tonnes of packaging materials and reduces their volume transport of about 5,000 trucks per year. 
We can still not totally removed the packages. On the one hand to ensure safety, consumer information (traceability, product loss) and the other for consumer acceptability. The latter is important because if packaging does not sell, it will be removed from the market, whatever its vertuosité. The acceptability of packaging for the product to the consumer, the user is a requirement enshrined in the European Directive 94/62, characterizes a reality can objectify and use.

05/04/2011

Stop aux idées recues!

Beaucoup de personnes, influencées par les campagnes publicitaires et leurs idées reçues, pensent que les emballages sont la cause des problèmes énergétiques et environnementales d’aujourd’hui. Malgré qu’ils soient indispensables pour nos modes de vie (conservation, transport,…), ils sont sans cesse dénigrés par la majorité de la population. Cet article va, je l’espère, vous faire relativiser :

En France, les déchets des différents secteurs de production s’élèvent à 868 millions de tonnes. Les déchets des ménages, quand à eux, ne représentent que 3,5% de ce chiffre (contre par exemple 41% pour les déchets dans le BTP). Ensuite la part massique véritable des emballages dans les déchets ménagers est de 27% . En réalité les emballages représentent donc 4,4 millions de tonnes, soit 0,5% des déchets générés en France.

Le taux de recyclage, selon les officiels, est aujourd’hui dans notre pays de 60%. Selon la norme 94/62, depuis les années 70, la filière emballage a fait beaucoup d’efforts et a comme objectif de passer à 75% d’emballages recyclés entre 2012 et 2014. Un travail pédagogique est fait depuis longtemps pour sensibiliser les consommateurs et atteindre cet objectif.
En 2004 (mais ces chiffres sont encore plus significatif aujourd’hui), 17% des ordures ménagères étaient recyclés, il y avait 30% d’emballages dans la poubelle et le taux de recyclage des emballages était de 63%.
Moralité (et après une petite règle de 3), nous nous rendons compte que 18% de la poubelle est recyclé en terme d’emballages ce qui veut tout simplement dire qu’il n’y a QU’EUX qui sont recyclés dans notre poubelle, les autres fins de vie étant l’enfouissement ou la valorisation énergétique.

Alors, lorsque les pouvoirs publics concentrent leurs efforts sur 0,5% des déchets, qui ont pris en compte depuis longtemps les problématiques environnementales, il y a de quoi se poser des questions. Il faut bien sûr ne pas relâcher nos efforts mais il serait judicieux de mettre tout le monde sur un pied d’égalité, ne trouvez vous pas ?



Many people, influenced by advertising campaigns and their wisdom, believe that the packages are the cause of energy and environmental problems of today. Although they are essential to our way of life (storage, transport, ...), they are constantly denigrated by the majority of the population. This article will, I hope, make  you relativize:
In France, the waste from different sectors of production amounted to 868 million tonnes. Household waste represent only 3.5% of this figure (eg 41% for waste in construction). Then the real part of packaging in household waste is 27%.
In reality the packs represent 4.4 million tons, or 0.5% of waste generated in France.

Today the recycling rate, according to the administration, is now of 60% in our country. According to the standard 94/62, since the 70's, the packaging industry has made great efforts and aims to increase to 75% recycled packaging between 2012 and 2014. Educational work has been done for a long time to educate consumers and to achieve this goal.
In 2004 (although these figures are even more significant today), 17% of household waste was recycled, there were 30% of packaging in the garbage and recycling rate for packaging was 63%.
Morality (and after a little rule of 3), we realize that 18.9% of the trash is recycled and all of it is which simply means that only packaging are recycled in our trash, the other end of life as landfill or energy recovery.
So when governments focus their efforts on 0.5% of the waste, which have long been considered the environmental issues, it's reasonable to ask questions. We mustn’t relax our efforts but it would be wise to put everyone on an equal base, don’t you think?

21/03/2011

Evian® réduit son impact environnementale


Evian® a sorti récemment une nouvelle bouteille d’eau (celle de droite) allégée et contenant plus de r-PET (PET recyclé). Son poids passe de 37 à 32g et voit son taux de r-PET atteindre les 50%. La bouteille est bien sûr toujours recyclable.

 L’autre nouveauté de celle-ci est son compactage qui est maintenant horizontal. Cela rend, selon une étude de la marque, le geste de tri plus facile. «La bouteille compactée occupe une place réduite dans les poubelles des consommateurs. Nous espérons encourager les consommateurs à mieux trier et ainsi développer le recyclage de nos bouteilles qui donneront ensuite vie à de nouvelles bouteilles» explique evian®.
L’entreprise assure aussi développer sa campagne de communication d’une façon décalée et ludique.
Elle annonce aussi que l’éco-conception contribuera à la réduction de 40% de son empreinte carbone entre 2008 et 2012. Pour atteindre cet objectif, evian® agit sur les leviers que sont l’emballage, l’usine et le transport. A titre d’exemple, l’usine d’evian® valorise 100% de ses déchets, dont 97% sont recyclés. La marque privilégie également des modes de transport plus propres et a investi massivement dans un réseau logistique, faisant d’evian® l'une des premières gares privées de France, souligne la direction. Cette gare lui permet d’expédier 70% des volumes par le train, soit l'équivalent de 40 000 camions par an.

14/03/2011

« Papa, c’est quoi cette bouteille de lait »

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais certaines MDD ont changé leurs bouteilles de lait.
Elles sont passées à du Polycarbonate extrudé soufflé  à du PEHD injecté soufflé. Cette nouvelle technologie permet une meilleure étanchéité du bouchon et supprime donc l’opercule en aluminium. D’après SIDEL, fabricant de cette nouvelle bouteille, elle est 20% plus légère ce qui permet donc une réduction au niveau écologique et au niveau des coûts de transport.
Toutes ces innovations sont à priori suffisantes pour changer toutes les bouteilles de lait. C’était sans compter sur l’acceptation du client. En effet les consommateurs, lors de la sortie de cette nouvelle bouteille ont été surpris par ce changement et ont eu peur que le lait ne se conserve pas convenablement.
C’est pour cela que certains distributeurs ont (déjà) retiré cette bouteille de leur rayon. Comme quoi, une innovation écologique et économique ne rime pas toujours avec succès.